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samedi 30 novembre 2013

Lady Hunt

L'an passé, j'ai participé à la rentrée littéraire de Price Minister, et cela m'a bien plu. J'ai donc rempilé cette année, tout en faisant attention à choisir un auteur français... L'an passé j'avais été déçue de lire J.K.Rowling en français...

J'ai donc choisi parmi la liste de livres proposés celui qui semblait appartenir le plus à mon domaine de prédilection : la fiction, le mystère, l'aventure. Il faut dire que le pitch était plutôt attrayant :  

"Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d’une maison qui l’obsède, l’attire autant qu’elle la terrifie. En plus d’envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu’il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l’héritage d’une malédiction familiale auquel elle n’échappera pas ?
D’autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris – plus un effet secondaire qu’une carrière. Tandis qu’elle fait visiter un appartement de l’avenue des Ternes, Laura est témoin de l’inexplicable disparition d’un enfant.
Dans le combat décisif qui l’oppose à l’irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs… Trouvera- t-elle dans son rêve la clé de l’énigme du réel ?"

J'ai donc choisi ce livre, Lady Hunt , d'Hélène FRAPPAT

C'est l'histoire de cette jeune femme, hantée par un rêve-cauchemar d'une maison qui la rattrape, qu'elle retrouve en vrai, et ainsi se mélangent fiction et réalité. Cette maison est aussi liée à son histoire familiale, compliquée et pleine de secrets, qui tourne autour de la maladie fatale de son père, la chorée de Huntington, et la peur omniprésente d'avoir aussi cette maladie destructrice. Au fur et à mesure de l'histoire, des rencontres se font, des mystères se lèvent, et on arrive à comprendre un peu mieux ce personnage, son "don" et ses dérives mentales.

Honnêtement, l'histoire en elle-même m'a assez déçue... Je n'ai pas vraiment ressenti d'angoisse, de malaise, alors que tout un vocabulaire spécifique à ce genre est très présent dans le livre : brume, brouillard, ombre... Beaucoup d'intrigues secondaires viennent se mêler à l'histoire principale sans apporter grand chose, mélangées a beaucoup de retours dans le passé, et l'évolution de son rêve qui rejont la réalité. Je l'ai trouvé un peu long sur la fin, et le (non ?) dénouement m'a déçue.
Je n'y ai pas du tout retrouvé, comme annoncé en 4è de couverture, une ré-invention du grand roman gothique anglais, que j'adore (tel "The mysteries of Udolfo" d'Ann Radcliff).

Malgré ces déceptions sur l'histoire en elle-même, j'ai vraiment beaucoup son style d'écriture. Des phrases courtes, très imagées, prenantes, ce style particulier auquel viennent se mêler des strophes du poème en anglais "The Lady of Shalott". 

"Ce fût un hiver interminablement pluvieux : du ciel coulaient les larmes absentes sur les joues de notre famille."

"L'océan, où gisent les trésors et les cadavres introuvables, a fini par se confondre avec l'étendue de sa mémoire, agitée de courants violents d'où émerge, soudain, le récif déchiqueté d'un souvenir."

Je ne lis pas souvent en français, mais je pense que c'est l'une des rares fois ou je lis un livre dont le style d'écriture me plait plus que l'histoire en elle-même...

Je suis donc assez mitigée. Je ne suis pas vraiment rentrée dans l'intrigue, la fin m'a déçue, mais le style m'a vraiment plu. En tout cas, une chose est sûre, je n'ai pas retrouvé l'ambiance des romans gothiques anglais.

Puisqu'il faut donner une note, je dirai 12/20. Pour la forme plus que pour le contenu. Ses phrases sont bien plus mystérieuses que l'histoire...
Mais le mieux, c'est encore de juger par vous-même ! :)



vendredi 28 juin 2013

Dynamo - un siècle de lumière et de mouvement dans l'art

Déambuler un long moment au sein des 4000 m² de l'exposition Dynamo au Grand Palais. Se plonger dans des oeuvres dans lesquelles se mélangent les notions d'espace, de sens, de compréhension. Regarder, participer, être ébloui (dans le vrai sens du terme), perdre ses repères, chambouler sa perception de l'environnement.

Bonus : une appli interactive pour smartphone et tablette... Vous prenez des photos et voyez les œuvres collectives sur un mur de vidéo à la fin de l'exposition.

De surprise en surprise, il faut bien 2h pour profiter pleinement de cette expérience intense et magique, orchestrée de main de maître. Quelques images, mais je ne peux que vous conseiller d'y aller pour apprécier par vous-même et... en prendre plein les mirettes !












mardi 20 novembre 2012

Une place à prendre

La rentrée littéraire, quasiment tout le monde en à entendu parler : après les vacances, les étagères des libraires se remplissent de plein de nouveaux livres en prévision des frileuses soirées d'automne d'hiver.

Au hasard de mes lectures bloguesques, j'ai découvert la rentrée littéraire de Price Minister, qui propose d'envoyer un livre choisi parmi une liste proposée et d'en faire un article avec son avis. J'aime beaucoup lire, alors je me dis ok, en plus ça va certainement me changer de mes lectures habituelles...

Ou pas... ! En voyant la liste proposée, je vais sans hésiter vers le nouveau J.K.Rowling, "Une place à prendre". Trop curieuse de voir lire ce qu' elle peut écrire après la fameuse saga de Harry Potter. D'autant plus qu'il n'y a pas de magie annoncée dans ce livre , juste une comédie de mœurs. Pour adultes. Je tente.

Une fois ma participation validée, je me rends compte que le livre sera en français. Bon, léger mauvais départ, d'autant plus qu'une traduction, même excellente, reste une traduction... Et j'ai lu tous les Harry in english... Tant pis... Ou tant mieux, car quand je reçois le livre, je vois qu'il fait plus de 700 pages, et je n'aurai peut-être pas été dans les délais si je l'avais lu dans le texte.

Le pitch : une petite bourgade en Angleterre. Tout le monde se connaît. Un des "notables" de la ville décède subitement et cela va entraîner une pagaille dingue dans une petite ville aux apparences paisibles. Mais les apparences sont trompeuses... Le défunt siégeait au comité de la paroisse, en proie à une guerre interne à propos de terrains plus ou moins cédés à la ville voisine (ennemie) et sur lesquels se trouve une clinique de réhabilitation pour drogués. Sa mort va exacerber cette guérilla interne, alors que différents personnages pour ou contre cette clinique vont se disputer sa place.

L'histoire tourne donc autour de plusieurs familles, d'adultes et d'adolescents, dont les vies s'entrecroisent fatalement. Une histoire que l'on imagine typique d'un petit village et ses embrouilles secrètes qui soudain éclatent au grand jour...

Je n'en dirai pas plus pour ne pas vous dévoiler plus l'histoire... un Dallas moderne et bien plus cruel.

J'ai trouvé que l'histoire était longue à se mettre en place, plus de la moitié du (gros) livre avant que les choses ne s'agitent vraiment. Avant que les intrigues ne se révèlent et les personnages ne se dévoilent. On est dans le cœur de l'histoire, on s'y plaît, on a envie de savoir comment les choses vont finir. Mais vers la fin du livre, tout se précipite, et trop. Trop vite, trop fort. La fin est glauque, rapide, violente, et laisse un goût amer.

Par contre, on est bien mené dans l'évolution des personnages, et on arrive à comprendre leurs sentiments, à se mettre à leur place, à appréhender leur souffrance, à les prendre en peine. Je pense que c'est pour cela que le livre met du temps à démarrer, car comprendre les personnages est nécessaire pour la suite des événements qui arrivent. Certaines choses se dévoilent au fur et à mesure et nous réserve même des surprises.

Globalement, je dirai que l'histoire est pas mal montée, les personnages bien amenés. Un démarrage toutefois trop long, et une fin trop rapide et trop noire. Mais le moment ou les querelles commencent à éclater, les différentes intrigues et autres coups sournois à pleuvoir est bien ficelé.

Bonus : le style donné par la traduction ne m'a pas déplu.

Puisqu'il faut mettre une note, je dirai 13/20. J'ai eu un peu de mal à rentrer, puis je me suis laissé prendre dans la lecture. Un peu. Disons que je pourrai en lire un autre pour voir...