jeudi 20 mars 2014

Un enfant, un arbre

L'année ou je suis née, une opération "un enfant, un arbre" lancée par une marque de lait infantile a eu lieue. Un arbre planté pour chaque enfant né (pour les familles souhaitant participer). Mes parents ont choisi un sapin, qui a été planté dans la forêt de la Joux dans le Jura. L'arbre, symbole de vie, de régénérescence, d'élévation... 

Aussi, quand ma belle-soeur nous a proposé de planter un arbre pour Erika, nous n'avons pas hésité une seconde. Un arbre de mémoire. Une nouvelle vie qui grandit. Un symbole qui nous touche, nous les amoureux de la nature. Cette fois-ci, il ne s'agit pas d'une opération promotionnelle, mais d'une action organisée tous les ans par sa petite ville de bretagne. Elle a demandé une autorisation pour nous. 

Nous voilà partis en Côtes-d'Armor pour planter notre arbre, son arbre. Nous avons choisi un merisier, cet arbre avec toutes ces fleurs blanches, si joli au printemps. Quelques familles étaient présentes, venues planter un arbre pour la naissance de leur enfant. Mais peu au final. Du coup, il restait des essences, et Minibouille a pu aussi avoir un arbre pour elle. Elle a choisi un chêne pédonculé, et était toute fière de nous aider a le planter. 

C'était un peu comme un dernier adieu, un dernier hommage, un endroit de "pèlerinage" que l'on viendra voir quand nous irons en Bretagne. Un endroit où l'on pourra se recueillir.  Parce qu'au delà de la mort, la vie continue. Je suis ravie que la gnomette ai pu en avoir un aussi, c'est encore plus symbolique pour nous. Un arbre pour chacune de nos filles.




jeudi 6 mars 2014

Ceux que j'ai de plus précieux

Il y a eu ces moments si difficiles où je broyais du noir. Où je ne voyais pas comment j'allais sortir de cet enfer de tristesse et de mal-être. 
Il y a eu ces moments où je pensais ne plus les aimer, n'être qu'un fardeau pour eux. Où je voulais partir loin, pensant que ça m'aiderait à oublier...
Il y a eu ce soir où j'ai été à 2 doigts de péter les plombs, et qui m'a fait ouvrir les yeux. 

A ce moment j'ai compris que la fuite ne servirait à rien. Qu'au contraire, il fallait que je puise la force d'avancer à travers eux. Qu'ils étaient ce que j'ai de plus cher au monde.

Alors j'ai commencé à voir les choses autrement. A vouloir m'en sortir pour de bon. A me dire que la vie est belle quand même. Que j'ai déjà la chance extraordinaire d'avoir Minibouille, quand je pense à mes amis qui galèrent bien plus que moi et n'auront peut-être jamais d'enfant.

Il y a eu quelques rechutes, mais je sentais arriver ces moments de crise, je les appréhendais mieux et arrivais à les gérer. Et puis il y en a moins. Juste des grands moments de tristesse parfois, des down. Ce sentiment d'injustice qui a du mal à partir. Mais aujourd'hui, je sais où sont mes limites. Je sais que je travaille dur pour redevenir légère et insouciante comme avant.

On s'est pacsés. On a repensé notre appartement. Je suis partie en vacances avec Minibouille, me/nous ressourcer au bord de la mer. J'ai passé un super moment chez mon amie (merci encore Cécile), j'étais bien. Oui, j'étais bien. 

Alors maintenant, quand le blues essaye de s'insinuer, je pense très fort à eux. Car c'est grâce à eux deux que j'en suis là aujourd'hui. Ma famille.


mardi 25 février 2014

Changer d'air

Pour voir une bonne amie et ses lascars.
Pour que la gnomette s'amuse avec ses copains de vacances.
Pour changer d'air, voir la mer. L'horizon. Sentir le vent. Marcher sur cette immense plage déserte. Me ressourcer. Faire le plein d'énergie.
Pour penser autrement. Me sentir bien. Sourire. 








dimanche 23 février 2014

J'apprends à être égoïste

Moi, je suis plutôt du genre toujours partante pour une sortie, un truc imprévu, un week-end... J'avoue, avec l'âge, la "vieillose" comme on dit ici en rigolant, un peu moins, et parfois il m'est arrivé de refuser. Mais il fût un temps ou je disais oui a tout, par peur de rater quelque chose, mais aussi par peur de vexer les autres.

Aujourd'hui, je pense différemment. Aujourd'hui, je pense avant tout à moi et à ma petite famille.

Je me souviens de cette phrase de la psy de la maternité : "il va falloir être égoïstes, faire les choses pour vous, quand vous en avez envie, ne pas vous forcer a voir telle ou telle personne, ou faire telle ou telle chose, si vous ne vous sentez pas prêts. Et tant pis s'ils ne comprennent pas."

Aujourd'hui, je comprends pourquoi elle nous a dit ça. Toutes les envies ne sont pas encore revenues. Il y a encore des gens que je ne suis pas prête à revoir. Je sais que si je me force, je vais souffrir. 

Alors je dis NON. Et sans culpabiliser.
J'ai dit non a la soirée de départ d'un viel ami, et j'ai préféré le voir lui et sa famille en dehors d'une fiesta, même si j'allais rater plein de vieux potes.
J'ai expliqué a une amie enceinte pourquoi je ne pouvais pas la voir en ce moment.
J'ai dit non ce week-end pour aller dans ma belle-famille, car je ne suis pas encore prête à passer 2 jours, même juste quelques heures, avec un nourrisson de 2 mois. J'ai été égoïste. J'ai pensé à moi. Je veux continuer à avancer, pour justement pouvoir revoir tous ces gens en étant bien dans ma peau. 

Pour ça, pour être sûre d'y arriver, je m'écoute. Je sais que je fais les bons choix. Et j'ai la chance d'être entourée de gens qui me comprennent, qui acceptent quand je dis non, sans insister. Et je ne sens pas obligée d'expliquer, de me justifier. Enfin encore un peu, parfois. Et ceux qui ne comprennent pas... Tant pis pour eux.

Du coup une selfie ! au fisheye, double expo + traitement croisé

lundi 17 février 2014

Un week-end à la campagne

Les envies reviennent. Et notamment celle de s'échapper un peu de la ville, d'aller respirer du bon air, de voir autre chose que du béton... Direction le Perche chez des amis toujours prêts à nous accueillir.

C'est encore l'hiver, mais les premières fleurs pointent le bout de leurs pétales, l'herbe est verte, et le soleil a fait de grandes apparitions. On ne fait pas grand-chose, on se détend, on boit du champagne au coin du feu, on se régale, on se promène, ON RESPIRE.

2 jours, qui passent vite, trop vite, mais qui nous font oublier un instant les turpitudes de la ville... Et qui nous font repartir gonflés à bloc de bon air.







Merci les tontons :)